
Mimésis constitue à mes yeux une merveilleuse somme critique. Le chapitre VIII de cet ouvrage est celui qui m'a le plus impressionné. Le critique allemand y commente avec brio le chant dixième de l'Enfer de Dante. J'y ai souligné de nombreux passages, tels que celui-ci par exemple :
"C'est précisément l'idée chrétienne de l'indestructibilité de l'homme entier qui permit à Dante un tel réalisme, et parce qu'il peignit ses personnages avec tant de vigueur et tant de vérité, il ouvrit la voie à l'aspiration vers l'autonomie qui réside en tout être humain." (p. 209)
Dieu que j'étais con à l'époque. Je me souviens aussi avoir lu les Ecrits sur Dante d'Auerbach. Du coup je me suis mis à l'italien (en suivant en cela le modèle de T.S. Eliot...). Auerbach reste un des critiques les plus enrichissants à ma connaissance. Ses pages sur Shakespeare sont très vigoureuses elles aussi et méritent d'être lues avec beaucoup d'attention.
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